| 10 idées sur la désindustrialisation |
| Heuliez, Total, Lejaby, Philips, Freescale, ST Micro, Siemens VAI… la litanie des fermetures de sites industriels. Dix idées à retenir sur la désindustrialisation et les discours officiels en matière de « politique industrielle ». |
| Le fil de l'actualité sociale en direct des centrales syndicales |
| Retrouvez dans cette rubrique les communiqués de presse et les informations en provenance des syndicats. Cet espace diffuse en temps réel les prises de positions et les réactions envoyées par toutes les organisations. Les opinions émises dans ces articles n'engagent pas Apex. |
| François Hommeril |
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Ingénieur chez Rio Tinto (ex Péchiney) et secrétaire national de la confédération CFE-CGC De Pechiney à Rio Tinto : chronique d’une mort annoncée... |
| Jean-François Boulineau |
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Secrétaire du CE de Bureau Veritas France Bureau Veritas La course au profit à tout prix |
| Patrice Taiclet |
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Délégué syndical Sud Michelin Michelin : fermeture d’usine et licenciements programmés… |
| Gabriel Miranda |
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Secrétaire du comité de Groupe Saint-Gobain Des milliers d’emplois sacrifiés sur l’autel du profit |
| Véronique Vaslin |
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Véronique Vaslin, Secrétaire du Comité de Groupe d'Air France KLM Zones d'ombre autour du rachat d'Alitalia |
| Frankie Beulens |
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Frankie Beulens, secrétaire du CE de La Redoute "La Redoute dans la tourmente des restructurations" |
| Colette Duynslaeger |
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Secrétaire générale de la fédération FAPT-CGT "Touche pas à ma poste !" |
| Pr André Grimaldi |
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Chef du service diabétologique à l'Hôpital la Pitiè Salpêtrière à Paris "Hôpital en danger" |
| Gérard Mordillat |
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Écrivain et cinéaste "Décrire le monde pour mieux le changer" |
| Didier Novellati |
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Secrétaire du CE de l’usine Miko Saint-Dizier "Saint Dizier : les salariés unis et solidaire pour sauver Miko" |
| Jean-François Boulineau |
| 15/07/2009 | |
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Secrétaire du CE de Bureau Veritas France Bureau Veritas La course au profit à tout prix Quelles ont été les mesures prises par Bureau Veritas pour faire face à la crise économique ? Depuis 2005, sous prétexte d’optimiser les performances en interne, la direction a souhaité réorganiser la production et notamment les outils de gestion de projet. Le nouveau système de reporting « Opale » était censé donner plus d’autonomie aux inspecteurs, mais les insuffisances dans l’accompagnement aux changements (formation sous-évaluée, logiciels et supports non matures) n’a fait qu’accroître leur charge de travail et se sont soldées par un transfert d’activités auparavant dévolues à des secrétaires. Conjuguée à une anticipation par Bureau Veritas d’un ralentissement de la croissance qui serait lié à la crise, cette modification dans les méthodes de travail des inspecteurs a conduit à un « plan de sauvegarde de l’emploi » que la direction impose aux salariés et contre lequel le CE s’est prononcé. Résultat : plusieurs dizaines d’emplois vont être supprimées, parmi les secrétaires particulièrement fragilisées. Pour les élus du CE, ce scénario est inacceptable, d’autant que la situation économique de l’entreprise aujourd’hui ne justifie pas ces mesures qui sont prétextes à mener une sorte « d’expérimentation sociale ». L’expertise économique commandée par le CE à l’APEX le démontre, chiffres à l’appui. En 2008, Bureau Veritas France n’a subi aucun ralentissement de croissance ni de rentabilité. La récession se fait sentir dans des secteurs particuliers mais n’affecte pas la marche globale de l’entreprise qui présente l’avantage de proposer des activités diversifiées. Dans un climat global plutôt pessimiste où tout le monde parle de récession, Bureau Veritas applique une politique de rigueur salariale qui touche de plein fouet les salaires modestes. Pour le CE, il est évident que l’entreprise profite de la crise pour exploiter les salariés. Quelles sont, d’après vous, les véritables raisons de cette restructuration ? Depuis 1995, Bureau Veritas est aux mains de Wendel Investissement qui détient 52% du capital. Aujourd’hui, Wendel est en grande difficulté financière suite à sa prise de participation (à hauteur de 20,5%) dans le groupe Saint-Gobain dont les actions ont plongé avec l’effondrement de la bourse. Pour se refaire une santé financière, Wendel cherche désespérément du cash. C’est la raison pour laquelle il s’implique encore plus fortement dans la gestion de Bureau Veritas avec pour objectif d’en tirer le meilleur profit pour le seul bénéfice de ses actionnaires. Entre 2004 et 2007, 800 millions d’euros de flux financiers ont directement atterri dans les poches de la holding. Mais l’opération la plus rentable aura été sans aucun doute l’introduction en bourse sur Euronext, en octobre 2007, de 30% du capital de BV dont la vente d’actions aura permis de lever une plus value d’un milliard d’euros (soit un quart de la valeur de l’entreprise) immédiatement redistribués aux actionnaires. Tous les montages financiers complexes actuels contribuent à piller Bureau Veritas et à accroître son endettement, car l’argent gagné n’est jamais réinvesti. Demain, ce sont les salariés qui paieront l’addition de cette gestion désastreuse, car les engagements pris auprès des banques enferment Bureau Veritas dans une logique financière. En résumé, toute réorganisation ne vise qu’un seul but : permettre un retour rapide sur investissement. On observe à ce propos une certaine nervosité de la part de la direction qui commence à nous présenter d’autres plans de réorganisation tout en échafaudant déjà de nouveaux. Comment les salariés actionnaires défendent-ils les intérêts des salariés ? L’actionnariat salarié représente 1% du capital, soit 4 fois moins que ce qui a été attribué aux cadres dirigeants qui, au moment de l’introduction en bourse, se sont partagés 8,9 millions de titres pour un montant de 300 millions d’euros. Leur représentation au sein d’un FCP étant limitée, ils ne possèdent pas de réel pouvoir sauf celui d’être informé des orientations stratégiques du groupe. Ils sont intervenus à plusieurs reprises pour dénoncer notamment les rachats successifs d’actions et l’annulation de 8 millions de titres. Mais leur avis ne pèse pas. C’est donc un leurre de penser qu’ils puissent défendre l’intérêt des salariés via un principe d’actionnariat. Plutôt que de se mesurer aux requins de la finance, nous sommes convaincus que leur vrai combat est sur le terrain, aux côtés de l’ensemble des salariés et des élus du comité d’entreprise, pour lutter pour de meilleurs salaires et réclamer d’avantage de moyens pour remplir leur mission. Le fait de faire de la résistance aux stratégies financières de Bureau Veritas permet de protéger les salariés mais aussi la pérennité et l’avenir de la société qui n’a certes pas entaché sa renommée en bradant des actes techniques de contrôle qui engagent pourtant la sécurité des biens et des personnes. |