| Le fil de l'actualité sociale en direct des centrales syndicales |
| Retrouvez dans cette rubrique les communiqués de presse et les informations en provenance des syndicats. Cet espace diffuse en temps réel les prises de positions et les réactions envoyées par toutes les organisations. Les opinions émises dans ces articles n'engagent pas Apex. |
| Vincent Drezet |
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Secrétaire Général du Syndicat National Unifié des Impôts (SNUI) |
| Fiasco de l’Europe libérale |
| Si ce n’était que l’impéritie de la Grèce, au vu de la taille modeste de cette économie (2% du PIB européen) l’affaire aurait pu se régler très vite et sans grand choc financier. Mais, la dette grecque n’a pas cessé d’augmenter depuis 2009 du fait d’une économie étranglée par des taux d’intérêt croissants et par des plans d’austérité de plus en plus durs. Dans ces conditions, elle ne pouvait pas être remboursée ! |
| Sommes-nous tous responsables de la crise ? |
| "La faute des Grecs" ! Cette explication péremptoire, largement diffusée dans les médias, n’aura tenu que quelques jours. A peine, mis au point un rafistolage sur la dette grecque, que l’Italie est mise sous pression et que le gouvernement français prépare une nouvelle salve d’austérité et d’attaques sociales. Ce n’est pas « On paye pour les Grecs » qu’il fallait dire, mais « Tous des Grecs ! »... |
| Le grand patronat a une solution à la crise ! |
| Si l’Union européenne craque pour n’avoir été finalement qu’une simple zone de mise en concurrence, cela ne gêne pas le patronat français qui en profite pour « en remettre une couche » et exiger encore plus de reculs sociaux pour que, selon lui, la France gagne en « compétitivité » : déréglementation accrue du temps de travail, baisse du coût du travail, demande d’une TVA sociale pour alléger les charges… |
| Dettes publiques, troisième acte de la crise ! |
| Quelle lamentable et scandaleuse impuissance des Etats face aux marchés financiers ! Quelle caricature du politique et de la démocratie que de voir ces réunions à 8, à 12, à 27, où chefs d'Etats et ministres des finances s'essoufflent lamentablement derrière les « agences de notation » au nombre de trois (Fitch, Moody's et Standard & Poor's) qui chaque jour en rajoutent une couche en disqualifiant un peu plus les créances de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie, etc. |
| Carlos Goshn ou les mésaventures d’une construction médiatique |
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À chaque époque sa figure emblématique du « chef » d’entreprise. À chaque transition économique son PDG médiatique, sa bête de foire, pour faire passer le message aux populations. Carlos Ghosn a été de ceux-là, symbole de la mutation des grandes firmes françaises durant les années 2000. |
| La prime : scandaleuse, provocation ou sottise ? |
| Mille euros ! Mille euros (et sans doute moins au vu des réactions patronales) pour les seuls salariés appartenant à une entreprise qui verse des dividendes et qui les augmente. Hormis le caractère totalement démagogique de cette affaire à l’approche d’une élection, cette mesure c’est l’insolence ajoutée à la sottise. L’insolence pour ce qui est des écarts abyssaux entre les revenus du travail et ceux de la spéculation boursière. |
| Les salariés francais "plus chers" que les allemands ? |
| Alors que le débat public s’orientait vers l’inégalité fiscale et le bouclier du même nom, la diversion n’a pas tardé. Il fallait s’y attendre, à peine était-il établi que l’Allemagne faisait beaucoup mieux que la France en matière de croissance (+2,2% au deuxième trimestre 2010 pour l’Allemagne contre +0,6% pour la France), que le Medef et le gouvernement s’engouffraient dans une explication volontairement unilatérale : le "coût du travail". |
| L’évolution comparée du cout du travail en France et en Allemagne |
| Rapport de la commission des comptes de la sécurité sociale. Juin 2010. |
| Meilleurs Voeux 2011 |
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Bonne année 2011 !
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| La réforme des retraites sous la tutelle des marchés financiers |
| La plus grande discrétion entoure le rapport insidieux entre les marchés financiers et la posture intransigeante du gouvernement sur les retraites. Car, chacun sait que l’argument sur le ratio actifs/retraités et les déficits afférents ne vaut que comme un paramètre parmi d’autres dont le taux d’emploi, l’assiette de cotisations, l’évolution démographique, etc. |
| La crise relance les opérations de fusion- absorption |
| 02/02/2010 | |
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La crise ouvre de nouvelles opportunités pour les fusions-acquisitions à horizon 2011. Assez logiquement le système exploite sa logique de concentration du capital pour accélérer les économies de moyens. L’heure va donc être à nouveau aux grandes opérations stratégiques avec en bout de chaîne ses conséquences classiques en matière de restructuration et de réorganisation opérationnelle.Le moment est d’autant plus propice que les opérations de fusions et d’acquisitions avaient largement reculé dans la phase précédente de la récession (-50% en 2009 par rapport au record de 2007). Et que certaines entreprises restent sous-valorisées en Bourse. Les premiers symptômes sont connus : rachat de ACS par Xerox pour plus de 6 Md$ ; rapprochement d’Abott et des activités pharmacie de Solvay ; rachat par Nestlé de l’activité pizzas surgelées de Kraft pour 3,7 Md$ et dans la foulée acquisition pour plus de 11 Md$ de Cadbury par Kraft deux géants de la confiserie mondiale ; prise de 25% des actifs gaz de l’américain Chesapeake par le français Total ; vente par Nestlé du contrôle de Alcon à Novartis, etc. Les augmentations de capital ont parfois cette odeur de croissance externe d’autant que si la crise crée des vocations de prédateurs, elle créé aussi, pour d’autres, des obligations de cessions « sauve qui peut »… Les petits acteurs de niche sont alors susceptibles d’intéresser les mastodontes, comme dans l’assurance ou la pharmacie. Rien qu’en 2009, Sanofi-Aventis a acquis pour plus de 9 Md$ une dizaine de petits et moyens acteurs de par le monde. Mais le principal indicateur ne va pas être quantitatif (nombre d’opérations et valeurs des transactions) mais plutôt celui de leur portée stratégique : changement substantiel des conditions concurrentielles (par exemple le rapprochement discuté entre British Airways et Iberia) ou changement d’échelle industrielle (par exemple le projet éventuel d’alliance entre Peugeot-Citroën et Mitsubishi). La crise ne va donc pas simplement donner un second souffle aux concentrations de capital mais va également donner un élan à des réorganisations industrielles et stratégiques de très grande ampleur. Ce sont les modèles économiques qui vont bouger, y compris dans des secteurs à forte inertie comme le pétrole (restructuration de ses capacités de raffinage par le groupe Total). Dans ces grands groupes, la sortie de crise se joue sur un mode très offensif. A quel prix social ? Les entreprises travaillant pour le marché final de la consommation vont être particulièrement concernées. Concentration bien sûr et plus forte centralisation des opérations commerciales et administratives, mais aussi repositionnement des prix de ventes. C’est que la crise sociale actuelle nécessite pour maintenir ses parts de marché d’offrir des entrées de gammes « compétitives », sans rogner sur les profits et les dividendes. C’est la tentation de la guerre des prix sans adopter l’image basique du hard discount en termes de qualité d’offre. Difficile exercice, mais qui commence toujours par le front social : réduction des effectifs, polyvalence large, gains de productivité, etc. Modèle commercial et modèle social bougent ensemble. Le groupe Carrefour baisse ses coûts de 530 millions d’euros en 2009, Conforama entreprend une profonde restructuration opérationnelle de ses magasins, le groupe Galeries Lafayette continue à fermer des magasins BHV. Les exemples abondent. Les profits d’hier s’étant pour partie évaporés dans les dividendes, les tournants stratégiques se payent cash par les salariés, invités prestement à épouser les nouvelles stratégies commerciales. Même l'Oréal s’aventure sur le terrain de la baisse des prix de vente pour certaines de ses gammes en grande distribution. Tout un symbole. Carrefour, un bon exempleAprès l’époque des « conquêtes » voici venu le temps de la « performance » (dixit)« 2009 a été une année de transition, de préparation au changement au cours de laquelle nous avons identifié une stratégie. Je mets maintenant en place l’équipe la mieux à même de l’exécuter. Il ne vous a pas échappé que toute l’équipe française avait changé ces derniers mois (…) En outre c’est en France et dans le G4 (France, Espagne, Belgique, Italie - ndr) que les plus grands changements doivent être effectués (…) Cette nouvelle stratégie marque une vraie rupture ». (Lars Olofsson, patron de groupe Carrefour, dans LSA du 21 janvier 2010).
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