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Si ce n’était que l’impéritie de la Grèce, au vu de la taille modeste de cette économie (2% du PIB européen) l’affaire aurait pu se régler très vite et sans grand choc financier. Mais, la dette grecque n’a pas cessé d’augmenter depuis 2009 du fait d’une économie étranglée par des taux d’intérêt croissants et par des plans d’austérité de plus en plus durs. Dans ces conditions, elle ne pouvait pas être remboursée !
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"La faute des Grecs" ! Cette explication péremptoire, largement diffusée dans les médias, n’aura tenu que quelques jours. A peine, mis au point un rafistolage sur la dette grecque, que l’Italie est mise sous pression et que le gouvernement français prépare une nouvelle salve d’austérité et d’attaques sociales. Ce n’est pas « On paye pour les Grecs » qu’il fallait dire, mais « Tous des Grecs ! »...
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Si l’Union européenne craque pour n’avoir été finalement qu’une simple zone de mise en concurrence, cela ne gêne pas le patronat français qui en profite pour « en remettre une couche » et exiger encore plus de reculs sociaux pour que, selon lui, la France gagne en « compétitivité » : déréglementation accrue du temps de travail, baisse du coût du travail, demande d’une TVA sociale pour alléger les charges…
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Quelle lamentable et scandaleuse impuissance des Etats face aux marchés financiers ! Quelle caricature du politique et de la démocratie que de voir ces réunions à 8, à 12, à 27, où chefs d'Etats et ministres des finances s'essoufflent lamentablement derrière les « agences de notation » au nombre de trois (Fitch, Moody's et Standard & Poor's) qui chaque jour en rajoutent une couche en disqualifiant un peu plus les créances de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal, de l'Italie, etc.
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À chaque époque sa figure emblématique du « chef » d’entreprise. À chaque transition économique son PDG médiatique, sa bête de foire, pour faire passer le message aux populations. Carlos Ghosn a été de ceux-là, symbole de la mutation des grandes firmes françaises durant les années 2000. |
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Mille euros ! Mille euros (et sans doute moins au vu des réactions patronales) pour les seuls salariés appartenant à une entreprise qui verse des dividendes et qui les augmente. Hormis le caractère totalement démagogique de cette affaire à l’approche d’une élection, cette mesure c’est l’insolence ajoutée à la sottise. L’insolence pour ce qui est des écarts abyssaux entre les revenus du travail et ceux de la spéculation boursière.
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Alors que le débat public s’orientait vers l’inégalité fiscale et le bouclier du même nom, la diversion n’a pas tardé. Il fallait s’y attendre, à peine était-il établi que l’Allemagne faisait beaucoup mieux que la France en matière de croissance (+2,2% au deuxième trimestre 2010 pour l’Allemagne contre +0,6% pour la France), que le Medef et le gouvernement s’engouffraient dans une explication volontairement unilatérale : le "coût du travail".
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Rapport de la commission des comptes de la sécurité sociale. Juin 2010. |
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La plus grande discrétion entoure le rapport insidieux entre les marchés financiers et la posture intransigeante du gouvernement sur les retraites. Car, chacun sait que l’argument sur le ratio actifs/retraités et les déficits afférents ne vaut que comme un paramètre parmi d’autres dont le taux d’emploi, l’assiette de cotisations, l’évolution démographique, etc. |