| Fiasco de l’Europe libérale |
| Si ce n’était que l’impéritie de la Grèce, au vu de la taille modeste de cette économie (2% du PIB européen) l’affaire aurait pu se régler très vite et sans grand choc financier. Mais, la dette grecque n’a pas cessé d’augmenter depuis 2009 du fait d’une économie étranglée par des taux d’intérêt croissants et par des plans d’austérité de plus en plus durs. Dans ces conditions, elle ne pouvait pas être remboursée ! |
| Le fil de l'actualité sociale en direct des centrales syndicales |
| Retrouvez dans cette rubrique les communiqués de presse et les informations en provenance des syndicats. Cet espace diffuse en temps réel les prises de positions et les réactions envoyées par toutes les organisations. Les opinions émises dans ces articles n'engagent pas Apex. |
| Vincent Drezet |
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Secrétaire Général du Syndicat National Unifié des Impôts (SNUI) |
| François Hommeril |
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Ingénieur chez Rio Tinto (ex Péchiney) et secrétaire national de la confédération CFE-CGC De Pechiney à Rio Tinto : chronique d’une mort annoncée... |
| Jean-François Boulineau |
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Secrétaire du CE de Bureau Veritas France Bureau Veritas La course au profit à tout prix |
| Patrice Taiclet |
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Délégué syndical Sud Michelin Michelin : fermeture d’usine et licenciements programmés… |
| Gabriel Miranda |
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Secrétaire du comité de Groupe Saint-Gobain Des milliers d’emplois sacrifiés sur l’autel du profit |
| Véronique Vaslin |
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Véronique Vaslin, Secrétaire du Comité de Groupe d'Air France KLM Zones d'ombre autour du rachat d'Alitalia |
| Frankie Beulens |
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Frankie Beulens, secrétaire du CE de La Redoute "La Redoute dans la tourmente des restructurations" |
| Colette Duynslaeger |
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Secrétaire générale de la fédération FAPT-CGT "Touche pas à ma poste !" |
| Pr André Grimaldi |
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Chef du service diabétologique à l'Hôpital la Pitiè Salpêtrière à Paris "Hôpital en danger" |
| Gérard Mordillat |
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Écrivain et cinéaste "Décrire le monde pour mieux le changer" |
| Véronique Vaslin |
| 10/02/2009 | |
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Secrétaire du comité de groupe français d'Air France KLM Zones d'ombre autour du rachat d'Alitalia La prise de participation d'Air France dans le capital d'Alitalia vient d'être officialisée. Pouvez-vous nous en rappeler les grandes étapes ? Le 12 janvier dernier, le conseil d'administration de la compagnie aérienne italienne a donné son accord à l'acquisition par Air France KLM de 25% de son capital, qui devient son principal actionnaire. Cette nouvelle met fin à un feuilleton à rebondissements démarré fin 2006, avec la privatisation de la compagnie Italienne détenue à 49,9% par l'État et en grandes difficultés financières. Il y a dix mois en effet, une proposition de reprise avait été formulée par AF/KLM. Elle avait été repoussée, face à l'hostilité des syndicats opposés aux mesures d'économies prévoyant la suppression de 3000 emplois et à celle de Silvio Berlusconi, nouvellement élu et partisan d'une solution «italienne». Au final, Air France KLM fait son entrée dans Alitalia pour un prix de 325 millions d'euros. Comment interprétez-vous cette opération dans un contexte de crise où Air France dit pâtir de la récession ? Tout d'abord, je tiens à préciser que cette décision entérinée par une minorité de personnes siégeant au conseil d'administration du holding Air France KLM n'a fait l'objet d'aucune consultation préalable des instances représentatives du personnel. Qu'en conclure? Tout d'abord que les logiques économiques et industrielles finissent toujours par l'emporter. Cette décision d'entrer dans le capital de cette nouvelle société s'inscrit en effet dans la droite ligne des discours de la direction d'Air France KLM d'accélérer la consolidation du transport aérien européen. Nos syndicats se sont toujours prononcés contre ces consolidations,car elles organisent le monopole de groupes privés, opérant la confiscation de l'activité au profit de rendements financiers juteux. De fait, ce ne sont jamais les salariés qui en sortent gagnants. À l'instar des restructurations qui ont précédé la fusion Air France KLM (4500 suppressions de postes dont 1000 licenciements secs chez KLM), la facture sociale est salée et le rapprochement avec Alitalia ne fera que fragiliser encore plus la situation des salariés dans l'entreprise. Aujourd'hui, ce sont près de 8000 salariés sur les 21000 que comptaient Alitalia qui sont licenciés. Une partie de nos collègues seront en effet repris dans la nouvelle société, mais à des conditions nettement inférieures, puisque qu'ils devront accepter des pertes de salaire de l'ordre de 10 à 30 % selon les catégories de personnel. La réduction de 3 % des effectifs d'Air France à l'horizon 2011 ne va pas manquer non plus d'aggraver une qualité de service déjà dégradée par une compression générale des effectifs. Avec cette nouvelle opération, qui fait suite à la mise en place de filiales au Cargo avec China Southern et à l'industriel avec la RAM conjuguée à l'accélération de la fusion Air France KLM, de nouvelles réorganisations impactant les effectifs d'Air France sont à craindre notamment à l'Exploitation, au Commercial et à l'Industriel. Quelle a été la réaction des personnels ? Dans le contexte de crise actuelle, les salariés sont inquiets et ils s'interrogent sur l'opportunité de tels choix. Et le discours de la direction qui communique largement auprès des marchés sur la synergie et les gains financiers attendus par ce partenariat ne contribue pas à les rassurer. Pour l'heure et compte tenudes mesures prises et à venir qui fragilisent l'emploi et les acquis sociaux,les salariés dans leur majorité sont sceptiques sur les perspectives qu'offrent ce type de partenariat. Ils se demandent, à juste titre, si la prise de participation ne sera pas préjudiciable au social, si les sommes investies dans cette reprise n'auraient pas été plus utiles si elles avaient servi à améliorer les conditions de travail ou encore à créer de nouveaux emplois notamment pour remplacer les départs en retraite programmés d'ici 2011. Aujourd'hui, ce partenariat inquiète d'autant plusque la conjoncture économique traverse une mauvaise passe et qu'elle ne peut que contribuer à peser sur une situation déjà préoccupante sur le plan économique et social.
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